Comme la Gambardella...
Au fond, c'est exactement ce qu'Alain Perrin avait annoncé : son équipe pouvait gagner la Coupe, mais il lui faudrait de la réussite pour empêcher l'OM actuel de gagner cette finale. Sochaux a remporté la deuxième Coupe de France de son histoire, soixante-dix ans après la première, sans jamais avoir mené au score et en s'étant procuré moins de situations de buts que son adversaire (2-2, 5-4 t.a.b.). Ce fut un superbe match, d'une qualité infiniment supérieure à la moyenne de la L1. Il a basculé dans la séance de tirs au but parce que Richert eut la main plus ferme que Carrasso. Comme en 2004, où il avait réalisé une séance époustouflante en finale de la Coupe de la Ligue contre Nantes, le gardien sochalien a été décisif face aux tirs de Maoulida et Zubar. Carrasso ne put intercepter que celui de Bréchet. C'est une soirée inoubliable pour le club doubiste, le seul, avec Saint-Etienne en 1970, à avoir réalisé le doublé Coupe de France - Coupe Gambardella. Etonnant mimétisme : le score est exactement identique à celui de la victoire des Lionceaux sur Auxerre en début de soirée. Les variations du score, aussi (0-1, 1-1, 1-2, 2-2 puis 5-4 t.a.b.) La séance des tirs au but a eu lieu devant le même virage, le jaune et bleu. Ce trophée sochalien est sur le papier une forme de chef-d'oeuvre. Le club fondé par Peugeot aura éliminé Saint-Etienne et Monaco chez eux, le Paris-SG tenant du titre, et déjoué le piège Montceau-les-Mines (CFA), au contraire de Bordeaux et Lens.
Gros point de différence entre les deux finales : le FC Sochaux des moins de 18 ans avait plus de talent et plus de maîtrise collective que son adversaire. C'est au contraire Marseille qui a imprimé le rythme de la finale des grands. Avec des temps forts impressionnants, notamment les vingt premières minutes, mais aussi des trous d'air et des maladresse devant le but qui lui seraient fatals. Marseille n'a toujours rien gagné depuis la Ligue des champions 1993... Fauché d'entrée la saison dernière par le Paris-SG (1-2), l'OM a mordu dans cette finale avec énergie. Cinq minutes ne s'étaient pas écoulées que l'ancien souffre-douleur du Vélodrome, Djibril Cissé, poussait une première tête dans le but de Richert après une combinaison Taiwo - Nasri (0-1, 5e). Sochaux organisa vite la résistance :Grax touchait la barre à la 9e ! Ce match serait splendide, c'était déjà gagné. Il resta globalement équilibré. Contrairement aux attentes après la défaite 4-2 au Vélodrome, l'équipe sochalienne resta fidèle à son identité offensive (4-1-4-1 avec Grax et Dagano d'entrée, trois attaquants à la fin) et maintint toujours sa présence dans le match grâce à une grande lucidité à la récupération et un jeu de passes le plus souvent juste, malgré quelques fritures sur les côtés entre Leroy et Grax. Elle était plus lente que Marseille, c'est un fait, plus poussive dans les derniers trente mètres, mais pas moins bonne dans l'expression collective.
Toujours pas de titre pour Robert Louis-Dreyfus
L'histoire de cette finale est celle des tournants que l'OM ne sut pas prendre. Après l'heure de jeu, trois énormes occasions (Niang, Ribéry puis Cana) ne furent pas converties, débouchant sur l'égalisation surprise de Dagano, sur un centre de Leroy (67e, 1-1). Passée de son 4-2-3-1 conquérant à un 4-3-2-1 plus prudent, l'OM eut à nouveau trois caviars sous les pieds, tous avortés par une maladresse que l'émotion semble pouvoir expliquer (Ribéry, Niang, Beye). Marseille remit son costume le plus offensif une fois la prolongation débutée, et Cissé donna un petit jumeau à son ouverture du score (98e, 1-2). Mais Sochaux vivait toujours ; suivirent un coup franc de Ziani sur la barre (102e) puis une égalisation signée Le Tallec (116e, 2-2). Entre-temps : une offrande de Nasri pour Oruma (105e)... Sochaux retrouvera la Coupe de l'UEFA en septembre, trois ans après. L'OM n'est pas encore assuré de son avenir continental. Il pleure son quatrième échec dans une finale depuis que Robert Louis-Dreyfus a repris le club. Personne ne jure que sa douleur n'aura pas d'impact sur la conquête de sa place en C1 pendant les deux dernières journées. Marseille est deuxième. Il maîtrise son destin. Il l'a maîtrisé si longtemps, samedi...
Au fond, c'est exactement ce qu'Alain Perrin avait annoncé : son équipe pouvait gagner la Coupe, mais il lui faudrait de la réussite pour empêcher l'OM actuel de gagner cette finale. Sochaux a remporté la deuxième Coupe de France de son histoire, soixante-dix ans après la première, sans jamais avoir mené au score et en s'étant procuré moins de situations de buts que son adversaire (2-2, 5-4 t.a.b.). Ce fut un superbe match, d'une qualité infiniment supérieure à la moyenne de la L1. Il a basculé dans la séance de tirs au but parce que Richert eut la main plus ferme que Carrasso. Comme en 2004, où il avait réalisé une séance époustouflante en finale de la Coupe de la Ligue contre Nantes, le gardien sochalien a été décisif face aux tirs de Maoulida et Zubar. Carrasso ne put intercepter que celui de Bréchet. C'est une soirée inoubliable pour le club doubiste, le seul, avec Saint-Etienne en 1970, à avoir réalisé le doublé Coupe de France - Coupe Gambardella. Etonnant mimétisme : le score est exactement identique à celui de la victoire des Lionceaux sur Auxerre en début de soirée. Les variations du score, aussi (0-1, 1-1, 1-2, 2-2 puis 5-4 t.a.b.) La séance des tirs au but a eu lieu devant le même virage, le jaune et bleu. Ce trophée sochalien est sur le papier une forme de chef-d'oeuvre. Le club fondé par Peugeot aura éliminé Saint-Etienne et Monaco chez eux, le Paris-SG tenant du titre, et déjoué le piège Montceau-les-Mines (CFA), au contraire de Bordeaux et Lens.
Gros point de différence entre les deux finales : le FC Sochaux des moins de 18 ans avait plus de talent et plus de maîtrise collective que son adversaire. C'est au contraire Marseille qui a imprimé le rythme de la finale des grands. Avec des temps forts impressionnants, notamment les vingt premières minutes, mais aussi des trous d'air et des maladresse devant le but qui lui seraient fatals. Marseille n'a toujours rien gagné depuis la Ligue des champions 1993... Fauché d'entrée la saison dernière par le Paris-SG (1-2), l'OM a mordu dans cette finale avec énergie. Cinq minutes ne s'étaient pas écoulées que l'ancien souffre-douleur du Vélodrome, Djibril Cissé, poussait une première tête dans le but de Richert après une combinaison Taiwo - Nasri (0-1, 5e). Sochaux organisa vite la résistance :Grax touchait la barre à la 9e ! Ce match serait splendide, c'était déjà gagné. Il resta globalement équilibré. Contrairement aux attentes après la défaite 4-2 au Vélodrome, l'équipe sochalienne resta fidèle à son identité offensive (4-1-4-1 avec Grax et Dagano d'entrée, trois attaquants à la fin) et maintint toujours sa présence dans le match grâce à une grande lucidité à la récupération et un jeu de passes le plus souvent juste, malgré quelques fritures sur les côtés entre Leroy et Grax. Elle était plus lente que Marseille, c'est un fait, plus poussive dans les derniers trente mètres, mais pas moins bonne dans l'expression collective.
Toujours pas de titre pour Robert Louis-Dreyfus
L'histoire de cette finale est celle des tournants que l'OM ne sut pas prendre. Après l'heure de jeu, trois énormes occasions (Niang, Ribéry puis Cana) ne furent pas converties, débouchant sur l'égalisation surprise de Dagano, sur un centre de Leroy (67e, 1-1). Passée de son 4-2-3-1 conquérant à un 4-3-2-1 plus prudent, l'OM eut à nouveau trois caviars sous les pieds, tous avortés par une maladresse que l'émotion semble pouvoir expliquer (Ribéry, Niang, Beye). Marseille remit son costume le plus offensif une fois la prolongation débutée, et Cissé donna un petit jumeau à son ouverture du score (98e, 1-2). Mais Sochaux vivait toujours ; suivirent un coup franc de Ziani sur la barre (102e) puis une égalisation signée Le Tallec (116e, 2-2). Entre-temps : une offrande de Nasri pour Oruma (105e)... Sochaux retrouvera la Coupe de l'UEFA en septembre, trois ans après. L'OM n'est pas encore assuré de son avenir continental. Il pleure son quatrième échec dans une finale depuis que Robert Louis-Dreyfus a repris le club. Personne ne jure que sa douleur n'aura pas d'impact sur la conquête de sa place en C1 pendant les deux dernières journées. Marseille est deuxième. Il maîtrise son destin. Il l'a maîtrisé si longtemps, samedi...



